Viager occupé ou libre : quelle option choisir en tant que vendeur ?

Viager

Publié le : 24 septembre 20235 mins de lecture

Vendre en viager permet de céder son habitation à un acquéreur d’une manière particulière. La transaction implique que celui-ci s’acquitte d’une rente versée au vendeur. Ce dernier continue de vivre dans son logement si le viager est occupé. À l’inverse, lorsque le bien immobilier n’est pas occupé par le vendeur, le viager est dit « libre ».

Les atouts du viager occupé

Dans ce cas de figure, la personne qui vend reste dans le logement. Le contrat signé avec l’acheteur l’autorise à y demeurer jusqu’à son décès. Même si l’acquéreur devient propriétaire du bien dès l’acte signé chez le notaire, il ne peut pas s’y installer. Cet aspect du viager occupé s’avère avantageux car le vendeur profite pleinement de son droit de résider sur place, tout en percevant une rente de la part de l’acheteur. Par ailleurs, le vendeur a aussi la possibilité de négocier l’usufruit de son bien immobilier. Cette clause lui permet d’en être bailleur et par conséquent, de louer ce logement à quelqu’un. Pour en savoir davantage sur ce point précis ou pour toute question en lien avec un tel accord, il suffit de consulter des experts en la matière comme neo-viager.fr. Le bouquet (la somme perçue par le vendeur lorsque le contrat de vente est conclu) constitue un « bonus » appréciable pour le cédant s’il le négocie pour sa vente en viager. Le versement de ce capital par l’acquéreur n’est en effet pas obligatoire. Toutefois, si le propriétaire vendeur obtient cette disposition à son profit, il peut espérer toucher par ce biais 20 à 30 % du prix de vente de son bien immobilier.

Pourquoi choisir le viager libre ?

Cette formule se révèle plus rare car elle est davantage adaptée à une vente de résidence secondaire. Lorsqu’un propriétaire décide de vendre en viager libre, le gain financier est important. Plus avantageux à ce niveau que le viager occupé, il permet de gagner 25 à 50 % de plus sur le prix de la maison ou de l’appartement mis en vente. Là aussi, la convention du bouquet et de la rente sont de mise mais dans le cadre d’un viager libre, la rente se révèle plus facile à calculer. Le vendeur la perçoit sans pour autant s’acquitter de dépenses foncières liées au logement concerné. Les personnes qui possèdent une maison de campagne ou un studio en ville qu’elles n’ont pas besoin d’occuper optent donc pour un viager libre, plus profitable pour elles. L’acheteur y trouve également son compte puisqu’il peut ainsi se loger lui-même dans le bien et en faire sa résidence principale. Ce type d’achat immobilier (à occuper ou à louer) lui revient moins cher que la souscription d’un crédit avec des intérêts à payer. Du point de vue de l’acheteur, le viager libre représente aussi un investissement locatif dans certains cas.

Vendre en évitant les pièges

Quelle que soit sa version, le viager peut comporter certains écueils. Avec un peu de vigilance, le vendeur est en mesure de les éviter avant la signature du contrat. Il faut s’assurer que l’acheteur du bien immobilier est solvable afin que la rente soit versée comme prévu. Avec un intermédiaire qui vérifie la fiabilité financière de l’acquéreur, le vendeur évite ce piège potentiel. La maison ou l’appartement à vendre doit également faire l’objet d’une estimation correcte, par des spécialistes en la matière. Une agence immobilière ainsi qu’un expert peuvent très bien remplir cette mission. Le marché local sert de référence pour évaluer le bien à vendre. Une estimation juste ne lèse aucune des deux parties dans le contrat de vente en viager. Le vendeur ne doit pas toucher une rente trop faible et l’acheteur n’a pas à verser plus que nécessaire. Mieux vaut également anticiper la fiscalité afférente aux rentes viagères et faire les calculs qui s’imposent pour demander le montant adéquat à l’acheteur. Pour les personnes qui vendent leur bien immobilier en couple, il est prudent de faire intégrer au contrat une clause permettant au conjoint survivant de pouvoir continuer à résider sur place.


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